Dans quels cas le commissariat aux comptes est-il obligatoire ?
La nomination d’un commissaire aux comptes est obligatoire pour les sociétés commerciales (SAS, SARL, SA et formes assimilées) qui dépassent au moins deux des trois seuils suivants, à la clôture de l’exercice :

Le franchissement de deux de ces trois seuils rend la nomination obligatoire, pour un mandat de six exercices. D’autres situations déclenchent l’obligation indépendamment de ces seuils. L’appartenance à un groupe en est une : la tête d’un petit groupe doit nommer un commissaire aux comptes lorsque l’ensemble dépasse deux des trois mêmes seuils (5 millions d’euros de bilan, 10 millions de chiffre d’affaires, 50 salariés), et une société contrôlée significative à partir de seuils réduits (2,5 millions de bilan, 5 millions de chiffre d’affaires, 25 salariés). Enfin, des associés représentant au moins le tiers du capital peuvent en demander la nomination, pour un mandat de trois exercices. C’est ce niveau du groupe, souvent négligé, qui réserve le plus de surprises.
Ces seuils sont nationaux : une société dont le siège est à Paris n’y échappe pas davantage qu’une autre, et c’est bien le franchissement, non la localisation, qui déclenche la nomination d’un CAC.
Au-delà de ces cas, une société peut nommer un commissaire aux comptes volontairement. Les seuils ayant évolué récemment, vérifier votre situation au regard des textes en vigueur est la première étape : un franchissement, surtout apprécié au niveau du groupe, peut rendre la nomination obligatoire sans que le dirigeant l’ait anticipé.