Financer la croissance et maîtriser le cash burn
Une société tech engage ses dépenses (développement, recrutement, acquisition de clients) bien avant d’encaisser les revenus qu’elles génèrent. Cette consommation de trésorerie, le cash burn, est normale en phase de croissance, mais elle doit être pilotée : combien de mois d’autonomie reste-t-il, à quel rythme, jusqu’à quelle prochaine étape de financement.
Nous observons souvent le même schéma : beaucoup d’éditeurs découvrent leur véritable burn rate seulement lorsque la trésorerie devient tendue, alors que la croissance masquait une consommation excessive de cash.
Nous construisons les prévisions de trésorerie, le plan de financement et les indicateurs attendus par les investisseurs et les banques (runway, burn rate). Un dossier solide sécurise une levée de fonds ou un emprunt, et protège le dirigeant des mauvaises surprises.
Et pour les ESN et les sociétés de services numériques ?
Cette page s’adresse en priorité aux éditeurs de logiciels et aux sociétés SaaS. Si votre activité relève surtout de la régie ou de la prestation au forfait, la logique change : la rentabilité se joue mission par mission, sur le taux journalier moyen, le taux d’occupation des équipes et la dépendance à quelques clients. Nous traitons ces enjeux en détail sur notre page dédiée aux sociétés de services et de conseil, vers laquelle nous vous renvoyons.
Comptabiliser la R&D : charge ou immobilisation ?
Le développement d’un logiciel ou d’une plateforme représente souvent le principal investissement d’une société tech. Comptablement, ces frais de développement peuvent, sous conditions, être immobilisés plutôt que passés en charge. Le choix n’est pas neutre : il modifie le résultat, les capitaux propres et l’image donnée aux investisseurs et aux banques.
Ce traitement doit s’articuler avec votre stratégie de crédit d’impôt recherche et votre présentation financière. C’est un arbitrage technique, à décider en connaissance de cause plutôt qu’à subir.