Transmission, cession et préparation de l'opération

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Engager votre transmission avec Stengelin

La transmission croise comptabilité, fiscalité, droit des sociétés, gestion de patrimoine et négociation. Peu de dirigeants maîtrisent ces dimensions à la fois, et c’est normal : ce n’est pas leur métier. Le bon schéma dépend de votre structure, de votre horizon et de vos objectifs patrimoniaux et familiaux.

 

Selon votre situation, notre accompagnement peut prendre plusieurs formes : un diagnostic de transmission pour faire le point sur votre préparation, un entretien stratégique pour arbitrer entre cession et transmission, ou une cartographie fiscale et patrimoniale pour mesurer le produit net réel des différents scénarios. Chaque dirigeant entre par la porte qui correspond à son moment.

 

Votre transmission ne ressemble à aucune autre. Échangeons sur votre projet : nous établissons un diagnostic et vous présentons les options adaptées à votre situation de dirigeant de PME ou d’ETI.

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Valoriser son entreprise et sécuriser le financement de la cession

Une transmission tient sur un socle financier. Si ce socle est fragile, le reste vacille.

Combien vaut votre entreprise : la question de l’évaluation

Valoriser son entreprise est rarement un chiffre unique. C’est une fourchette, issue de plusieurs méthodes que l’on croise : approche par les flux (rentabilité future), approche par les multiples (comparaison avec des transactions du secteur), approche patrimoniale (actif net réévalué). Le bon prix n’est pas le plus élevé que vous imaginez, c’est celui qu’un acquéreur informé acceptera de financer.

Une évaluation rigoureuse sert deux objectifs. Elle vous évite de céder en dessous de la valeur réelle. Elle vous évite aussi d’afficher une attente irréaliste qui fait fuir les repreneurs sérieux. Comprendre les leviers de valeur de votre entreprise, et travailler ceux qui peuvent l’être avant la mise en vente, fait partie de la préparation.

Financer la reprise : le sujet vu du côté de l’acquéreur

Votre cession dépend de la capacité de l’autre à payer. Un repreneur finance rarement sur sa seule trésorerie. Il monte souvent un effet de levier, structure une holding de reprise, sollicite des banques, parfois des investisseurs. Des mécanismes comme le crédit vendeur (vous étalez une partie du paiement) ou la clause de earn-out (une part du prix dépend des résultats futurs) peuvent débloquer une opération, mais ils reportent une partie du risque sur vous.

Comprendre le financement du repreneur n’est pas accessoire. Cela vous permet de juger du sérieux d’une offre et de négocier des modalités de paiement qui sécurisent réellement votre prix.

Transmission : contactez nous

Parlons de votre situation

Évaluation, modalités de paiement, structure de détention : chaque situation appelle une réponse précise.

Notre approche : un chef d’orchestre pour votre transmission

Une transmission réussie n’est pas la somme d’actes isolés. C’est la coordination de plusieurs métiers autour d’une même stratégie. L’avocat rédige les actes et la garantie. Le notaire intervient sur la donation et le volet familial. La banque finance le repreneur. L’expert-comptable évalue, sécurise les comptes et pilote la fiscalité. Quand chacun travaille dans son couloir, le dirigeant se retrouve seul à arbitrer entre des conseils qui ne se parlent pas.

 

C’est précisément le rôle que joue Stengelin : celui de chef d’orchestre. Cabinet pluridisciplinaire installé à Paris, organisé autour de cinq pôles (expertise comptable, gestion de patrimoine, juridique, social et commissariat aux comptes), le cabinet réunit sous un même toit les compétences qui décident d’une transmission. Nous coordonnons les intervenants, nous traduisons les options en conséquences chiffrées, et nous veillons à la cohérence d’ensemble entre votre projet professionnel et votre patrimoine privé.

 

Cette position de coordination est ce qui distingue un accompagnement de transmission d’une simple prestation d’évaluation. Le dirigeant garde la décision. Nous lui donnons une vision claire et un interlocuteur unique.

 

Céder ou transmettre son entreprise ça se prépare

Céder ou transmettre son entreprise est l’opération d’une vie de dirigeant. Elle se prépare rarement assez tôt. Vendre son entreprise ne se résume pas à trouver un acquéreur et à signer un prix. L’opération engage votre fiscalité, votre patrimoine, l’avenir de vos équipes et, souvent, un équilibre personnel auquel peu de conseils prêtent attention. Chaque situation est singulière : la structure de détention, l’horizon, les objectifs familiaux et la nature de l’entreprise commandent des arbitrages différents. Le cabinet Stengelin accompagne les dirigeants de PME et d’ETI sur l’ensemble de ce parcours, du diagnostic en amont jusqu’à la sécurisation de l’après-cession.

Transmission ou cession : poser le bon cadre avant de décider

Les mots ne sont pas neutres. La cession d’entreprise désigne une vente, à un tiers, à un fonds, à un repreneur interne. La transmission recouvre un champ plus large, qui inclut la donation, la transmission familiale et les opérations à titre gratuit. Un même dirigeant de PME peut d’ailleurs combiner les deux : donner une partie des titres, céder le reste.

 

Ce choix de cadre conditionne tout le reste. La fiscalité d’une cession de titres n’est pas celle d’une donation. La cession d’un fonds de commerce ne se traite pas comme la cession des parts de la société qui l’exploite. Avant de parler de prix ou d’acquéreur, il faut clarifier ce que vous transmettez, à qui, et dans quel but patrimonial.

 

Pour une cession de PME comme pour une transmission d’entreprise familiale, ce cadrage initial évite les erreurs irréversibles. Une fois la vente engagée, certaines optimisations ne sont plus possibles.

Préparer la transmission de son entreprise : les questions à trancher en amont

La préparation est le facteur qui distingue une bonne opération d’une opération subie. Elle se mesure en années, pas en semaines.

 

Plusieurs sujets se traitent en amont. La structure de détention d’abord : détenez-vous vos titres en direct ou via une holding. La situation de la société ensuite : un bilan toiletté, des comptes lisibles et une dépendance réduite au dirigeant augmentent la valeur et rassurent l’acquéreur. Votre situation personnelle enfin : régime matrimonial, objectifs de revenus après l’opération, projets de réinvestissement, volonté de transmettre à vos enfants.

 

Anticiper, c’est se donner le choix. Un dirigeant de PME qui prépare sa transmission trois à cinq ans à l’avance dispose de leviers fiscaux et patrimoniaux qu’un dirigeant pressé n’a plus. La préparation n’est pas un luxe, c’est ce qui crée la marge de manoeuvre.

Optimiser la fiscalité de la transmission : apport-cession et donation-cession

La fiscalité décide souvent du produit net que vous conservez. Deux dirigeants qui cèdent au même prix peuvent encaisser des montants très différents selon le schéma retenu. C’est ici que le conseil en amont prend toute sa valeur. Cette section présente les mécanismes principaux ; leur pertinence dépend strictement de votre situation, et les seuils fiscaux doivent être vérifiés à la date de l’opération.

 

L’apport-cession (article 150-0 B ter) : reporter l’imposition de la plus-value

Le principe : avant de vendre, vous apportez vos titres à une holding que vous contrôlez. Cet apport place la plus-value en report d’imposition, au titre de l’article 150-0 B ter du CGI. La holding cède ensuite les titres. Tant que les conditions sont respectées, vous ne payez pas immédiatement l’impôt sur la plus-value d’apport, et vous disposez de capitaux à réinvestir.

La contrepartie est un engagement de réinvestissement. Si la holding cède les titres dans un certain délai après l’apport, elle doit réinvestir une part minimale du produit de cession, dans un délai imparti, dans une activité économique éligible (la simple gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières ou d’un patrimoine immobilier propre est exclue). Au-delà de ce délai de détention, l’obligation de remploi ne s’applique pas dans les mêmes termes.

Point de vigilance majeur : le quota de réinvestissement et les délais ont été modifiés récemment. La loi de finances pour 2026 a durci le dispositif. Le pourcentage exact de remploi et sa date d’entrée en vigueur doivent impérativement être vérifiés en source officielle (CGI et BOFiP) avant toute décision. L’apport-cession est un outil puissant mais formaliste : une condition non respectée fait tomber le report et l’impôt redevient exigible.

 

La donation-cession : transmettre avant de céder

La logique est inverse et complémentaire. Ici, vous donnez tout ou partie des titres (à vos enfants, par exemple) avant la cession. La donation n’est pas un fait générateur d’imposition de la plus-value. La valeur retenue au jour de la donation devient la nouvelle valeur d’acquisition pour le donataire. Si celui-ci cède peu après, à un prix voisin, la plus-value taxable est faible, voire nulle. La plus-value latente est ainsi purgée. Vous transmettez du patrimoine à vos enfants tout en réduisant le frottement fiscal global.

Le montage est efficace mais surveillé. L’administration peut le requalifier en abus de droit si la donation n’est pas réelle, irrévocable et effective, ou si la cession était déjà conclue dans son principe au jour de la donation (par exemple un protocole de vente déjà signé). L’ordre des opérations et le calendrier sont déterminants. Il n’existe pas de délai légal automatique de sécurité : c’est la réalité de la donation et l’absence d’engagement de vente préalable qui protègent le schéma. Là encore, le montage doit être calibré avec un conseil, et les règles applicables (notamment l’encadrement du quasi-usufruit en cas de démembrement) vérifiées en source officielle.

 

Transmission familiale : l’outil du pacte Dutreil

Quand l’objectif est de transmettre l’entreprise familiale à la génération suivante plutôt que de la vendre, le pacte Dutreil permet, sous conditions d’engagement de conservation des titres et de poursuite de l’activité, un abattement important sur l’assiette des droits de mutation à titre gratuit. Le dispositif est technique : nature des engagements, durée, fonctions de direction, sociétés éligibles. Ses paramètres ont fait l’objet d’ajustements législatifs récents et doivent être vérifiés avant mise en oeuvre. C’est souvent la pièce centrale d’une transmission de PME familiale.

Trois transmissions accompagnées, trois stratégies

Reprise par les salariés d'une PME
industrielle

Cinq cadres d’une PME industrielle réalisant environ 5 millions d’euros de chiffre d’affaires souhaitent reprendre l’entreprise à leur dirigeant fondateur. L’enjeu : permettre à une équipe sans capacité d’apport personnel comparable à la valeur de l’entreprise de financer l’opération.

La voie retenue repose sur une holding de reprise portée par les cadres, un montage de financement bancaire à effet de levier dimensionné sur la capacité réelle de l’entreprise à remonter des dividendes, et une transition organisée avec le fondateur.

Le défi central est l’équilibre du financement : faire porter au repreneur une dette soutenable, sans étrangler l’exploitation.

Entreprise de BTP transmise dans un contexte familial tendu

Une entreprise de BTP réalisant environ 7 millions d’euros de chiffre d’affaires doit être transmise dans un contexte familial tendu, où l’équité entre les enfants est un point sensible. Deux chantiers ont structuré l’accompagnement.

D’abord la sécurisation de la valorisation, pour fonder les décisions sur une valeur incontestable. Ensuite une transmission hybride : une partie des titres transmise par donation, adossée à un pacte Dutreil pour alléger les droits, et une autre partie cédée avec un financement bancaire.

Cette combinaison a permis de concilier la transmission familiale, l’équilibre entre héritiers et la sortie financière du cédant.

Entreprise de distribution cédée hors du cercle familial

Une entreprise de distribution réalisant environ 2 millions d’euros de chiffre d’affaires, détenue par la même famille depuis trois générations, doit être cédée hors du cercle familial faute d’enfant repreneur.

Au-delà du prix, le dirigeant porte une exigence forte : préserver la pérennité de la marque et des emplois, fruit de trois générations. L’accompagnement a donc intégré, dans le choix du repreneur et dans la négociation, des critères qui ne se réduisent pas au montant : projet industriel, engagement sur l’emploi, capacité à faire vivre la marque.

La transmission devient alors autant un choix de continuité qu’une opération financière.

La dimension humaine : ce que personne ne vous dit sur la transmission

On parle beaucoup de fiscalité et de prix. On parle rarement de ce que vit le dirigeant.

 

Une entreprise n’est pas qu’un actif. C’est souvent l’œuvre d’une vie, des équipes que vous avez recrutées, une identité. Le jour où vous signez, vous ne cédez pas seulement des titres : vous changez de statut, vous perdez un cadre quotidien, parfois une partie de votre identité sociale. Beaucoup de dirigeants sous-estiment ce basculement. Certains regrettent d’avoir vendu trop vite, d’autres d’avoir attendu trop longtemps.

 

Cette dimension a des conséquences très concrètes sur l’opération. Un dirigeant ambivalent négocie mal, retarde les décisions, fait capoter des deals avancés. Mettre des mots sur vos objectifs réels (revenus, rôle après la cession, place de la famille, sens) n’est pas un supplément d’âme : c’est une condition de réussite. Préparer la transmission, c’est aussi se préparer soi-même à l’après.

 

Maîtriser les risques : garantie d’actif et de passif, litiges et après-cession

Signer n’est pas la fin de l’histoire. Une part importante des litiges entre cédant et repreneur naît après la vente.

 

La garantie d’actif et de passif (GAP) est au coeur du sujet. Par cette clause, vous garantissez à l’acquéreur l’exactitude de la situation présentée au moment de la cession. Si un passif non révélé apparaît après la vente (un redressement fiscal, un litige social, une dette oubliée) et qu’il trouve son origine avant la cession, l’acquéreur peut se retourner contre vous. La rédaction de cette garantie, son plafond, sa durée, ses exclusions et les sûretés qui l’accompagnent (garantie de la garantie, séquestre) sont un terrain de négociation décisif. Une GAP mal cadrée peut transformer une cession réussie en contentieux durable.

 

Les autres risques se préviennent en amont. Un audit d’acquisition (due diligence) rigoureux, côté repreneur, révèle ce qui doit l’être et évite les mauvaises surprises. Côté cédant, anticiper les zones de fragilité (contrats clés, dépendance à un client, conformité sociale et fiscale) réduit l’exposition future. La clause de earn-out, le crédit vendeur, l’accompagnement post-cession sont autant de points où votre responsabilité peut rester engagée après le départ.

 

C’est ici que se joue une chose que tout fondateur comprend : personne ne veut voir l’entreprise qu’il a créée, développée et transmise disparaître ou se déliter après son départ. Sécuriser la transmission, ce n’est pas seulement protéger votre prix. C’est protéger l’oeuvre, les équipes et la continuité de ce que vous avez bâti.

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FAQ - transmission et cession d'entreprise

Comment vendre son entreprise dans les meilleures conditions ?

En anticipant. Vendre son entreprise se prépare idéalement plusieurs années à l’avance : comptes lisibles, dépendance au dirigeant réduite, structure de détention optimisée, leviers fiscaux activés. Une cession précipitée ferme la plupart des options. Un diagnostic en amont permet d’identifier ce qui peut être amélioré avant la mise en vente, et de viser le meilleur produit net.

Quelle différence entre transmission et cession d'entreprise ?

La cession désigne la vente de l’entreprise à un tiers, un fonds ou un repreneur interne, à titre onéreux. La transmission est un terme plus large qui inclut aussi les opérations à titre gratuit, comme la donation et la transmission familiale. Un même dirigeant peut combiner les deux, par exemple donner une partie des titres et vendre le reste.

Comment valoriser son entreprise avant une cession ?

L’évaluation croise plusieurs méthodes : rentabilité future, multiples de transactions comparables et actif net réévalué. Le résultat est une fourchette, pas un chiffre unique. Au-delà du calcul, valoriser son entreprise consiste à travailler en amont ses leviers de valeur : récurrence du chiffre d’affaires, marges, réduction de la dépendance au dirigeant. Le prix réaliste est celui qu’un acquéreur informé peut financer.

Comment réduire l'imposition de la plus-value lors d'une cession ?

Plusieurs leviers existent selon votre situation : l’apport-cession avec report d’imposition (article 150-0 B ter), la donation avant cession qui purge la plus-value latente, ou des dispositifs liés à la durée de détention. Chaque schéma a des conditions strictes. Le choix dépend de vos objectifs, et les seuils en vigueur doivent être vérifiés à la date de l’opération.

Qu'est-ce qu'une garantie d'actif et de passif ?

C’est une clause par laquelle le cédant garantit à l’acquéreur l’exactitude de la situation de l’entreprise au jour de la vente. Si un passif d’origine antérieure apparaît après la cession, l’acquéreur peut en demander réparation. Son plafond, sa durée et ses exclusions se négocient. Une garantie mal rédigée expose le cédant à un contentieux durable après l’opération.

Peut-on transmettre son entreprise à ses enfants sans la vendre ?

Oui, par la donation, souvent combinée au pacte Dutreil. Sous conditions d’engagement de conservation des titres et de poursuite de l’activité, ce dispositif permet un abattement important sur l’assiette des droits de mutation à titre gratuit. C’est un outil central de la transmission d’entreprise familiale, mais il est technique et ses paramètres doivent être vérifiés avant mise en oeuvre.

Une holding est-elle intéressante avec une seule société ?

Rarement, à elle seule. Avec une activité unique et sans projet d’acquisition, de diversification ou de transmission, une holding ajoute surtout des coûts et des obligations. Elle peut toutefois se justifier en anticipation d’une opération à venir. Mieux vaut décider en fonction d’un objectif que par principe.

Holding et LBO : quelle différence ?

Le LBO (rachat à effet de levier) est une opération, la holding en est l’outil. Concrètement, une holding de reprise s’endette pour racheter une société cible, et la dette est remboursée par les dividendes de cette cible. La holding est donc le véhicule qui rend le LBO possible. Tout l’enjeu est de calibrer la dette par rapport à la capacité réelle de remontée des dividendes.

Comment sortir de l'argent d'une holding ?

Plusieurs voies existent : la distribution de dividendes aux associés, la rémunération du dirigeant si la holding exerce une fonction, ou le remboursement d’un compte courant d’associé. Chacune a un coût fiscal et social différent. L’arbitrage entre ces modes de sortie se calcule, en intégrant l’impôt sur les sociétés, l’impôt personnel et les cotisations sociales.

Qu'est-ce que le régime mère-fille ?

C’est un régime qui évite la double imposition des dividendes versés par une filiale à sa holding : ces dividendes sont, sous conditions, très largement exonérés chez la société mère, hors une quote-part de frais et charges. Il facilite la remontée de trésorerie. Ses conditions de détention et de durée doivent être vérifiées en source officielle.

Une holding protège-t-elle vraiment mon patrimoine ?

Elle permet de cloisonner les risques en séparant les activités à risque des actifs de valeur, logés dans des entités distinctes. Une difficulté sur une filiale n’emporte pas, en principe, le patrimoine logé ailleurs. Cette protection a toutefois des limites, comme les cautions personnelles ou la confusion de patrimoines, et doit être construite proprement pour être opposable.

Une holding peut-elle être à l'impôt sur le revenu ?

Le plus souvent, une holding est soumise à l’impôt sur les sociétés, ce qui permet d’accéder au régime mère-fille et à l’intégration fiscale. Une holding à l’impôt sur le revenu existe (par exemple une société civile), mais elle répond à des logiques particulières, notamment patrimoniales, et n’ouvre pas les mêmes régimes. Le choix dépend de l’objectif et se décide après analyse.

Une holding peut-elle facturer des prestations à ses filiales ?

Oui, et c’est même souvent ce qui caractérise une holding animatrice : elle rend des services réels à ses filiales (direction, gestion, support) et les facture par des conventions de prestations ou d’animation. Ces facturations doivent correspondre à des prestations effectives et être correctement valorisées et documentées, faute de quoi elles exposent à un risque fiscal.

Peut-on transformer une société existante en holding ?

Plutôt que de transformer la société, on crée généralement une holding au-dessus d’elle, par apport ou cession des titres de la société existante à la nouvelle holding. La société d’exploitation devient ainsi une filiale. Ce montage a des conséquences fiscales importantes, notamment en matière de plus-values et de report d’imposition, et se prépare avec un conseil.

Une holding peut-elle détenir des participations minoritaires ?

Oui. Une holding peut détenir des participations majoritaires comme minoritaires. Toutefois, certains régimes de faveur, notamment la qualité de holding animatrice, supposent un véritable contrôle et une animation effective des filiales : une simple participation minoritaire passive n’y donne pas accès. La structuration dépend donc du rôle que la holding doit jouer.